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Quel châtiment pour les assassins d’Ilan Halimi ?

jeudi 30 avril 2009, par Admin

Par Méir Ben-Hayoun

La Communauté juive de France est en état d’alerte à l’approche du procès des assassins d’Ilan Halimi devant s’ouvrir le 29 avril.

Capturé parce que Juif, Ilan a été torturé, supplicié trois semaines durant avant de succomber. On ne peut imaginer la descente aux enfers, la souffrance infinie, l’humiliation de notre malheureux frère Ilan pour qui la mort fut dans de telles circonstances, une libération. Ce crime semble venir d’un autre temps, d’une réalité qu’on croyait révolue et qu’on s’est tant employé à vouloir oublier. Un cas effroyable de recyclage des méthodes de torture de la Gestapo.

L’émotion suscitée par cet assassinat, probablement le plus atroce de ces dernières années en France, s’amplifie suite à la montée des actes antisémites du début de l’année 2009 et des cris de "Mort aux Juifs" par de centaines de milliers de manifestants à travers l’Europe. De surcroit, la crainte de voir le système juridique se laisser aller au laxisme et occulter par lâcheté ces aspects, n’atténue en rien les inquiétudes juives.

Devant la détermination et le sadisme inouïs déployés par les assassins, on ne peut ne pas être interpellé par l’appel au meurtre, par la déshumanisation des Juifs en cette première décennie du troisième millénium.

Personne ne mettra les points sur les "i" quant à cette affaire si les Juifs ne le font pas eux-mêmes. Précurseurs, les Juifs de France ont été novateurs et à l’origine de nombreuses lettres de noblesse qui font l’honneur de la République française ; par exemple l’abolition de l’esclavage par Adolphe Crémieux

Aujourd’hui, c’est dans le même état d’esprit d’initiative et de persévérance que les Juifs de France doivent exiger le châtiment qu’il se doit aux tortionnaires d’Ilan Halimi. Ils doivent le faire pour Ilan et l’image de Dieu qui était en lui, pour eux-mêmes en tant que Juifs, et surtout pour la société française qui part à la dérive.

On doit à Robert Badinter, le Garde des Sceaux sous la présidence de François Mitterrand, l’abolition de la peine de mort en France. Monsieur Badinter dont le père fut déporté à Sobibor, s’était littéralement battu comme un lion pour faire abolir la peine capitale et reléguer la guillotine aux oubliettes. On se souvient de ses plaidoiries poignantes en 1976 pour épargner la peine capitale pour Patrick Henry, l’assassin d’un enfant de sept ans.

La nature nazie de l’assassinat d’Ilan Halimi, au nom même des valeurs qui ont motivé des grands hommes comme Robert Badinter à faire abolir la peine de mort, nous accule à réhabiliter celle-ci de façon exceptionnelle et provisoire pour les assassins d’Ilan. C’est avec détermination que les organisations juives de France, avec Monsieur Badinter à leur tête, doivent se mobiliser auprès des législateurs français et européens pour que la peine de mort soit applicable et revendiquée par le Parquet.

Les assassins d’Ilan ne pourront plus faire leur comédie infâme et fanfaronner en assises comme ce fut le cas lors des séances préliminaires au procès. Ce qui a constitué en soit une véritable souillure à la mémoire du défunt, un véritable couteau tourné dans la plaie de la famille d’Ilan. Devant l’éventualité de voir leurs têtes rouler par tête après avoir été sectionnées de leurs corps par le couperet de la guillotine, nombre des assassins d’Ilan risque d’être mieux disposé à se confondre en regrets et supplications pour obtenir la clémence de la cour.

Il ne s’agit pas de donner par là libre cours à un sentiment de vengeance débridé. La notion de justice même ne se mesure pas par la norme d’un châtiment fixé à tel ou tel crime. Il y a des crimes qui sortent de toute norme. Le châtiment doit être l’expression même de la gravité exceptionnelle perçue par ce crime atroce. Par conséquent, réhabiliter la peine de mort et sortir de la naphtaline la guillotine s’impose pour les assassins d’Ilan. Cela doit être le mot d’ordre et de ralliement de la Communauté juive de France, tout controverse mise de côté. Cette dérogation s’impose justement si on désire maintenir l’abolition de la peine capitale.

Non loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan sur le Boulevard Voltaire, le 22 avril dernier, des jeunes Juifs collant des affiches à sa mémoire ont été agressés. Dans des pans entiers de la société française, l’assassinat d’Ilan Halimi n’est pas perçu comme un crime horrible. Une société dans laquelle l’assassinat d’un Juif dans des modalités de crime nazi peut faire l’objet d’admiration est une société condamnée à terme et on ne peut présager de l’état de chaos jusqu’où elle pourrait s’enfoncer. Faire tomber les têtes de Fofana et de ses acolytes est l’expression du sursaut nécessaire pour que la société française puisse se reprendre.

La Communauté juive doit être à la pointe de cette lutte. Elle doit organiser des piquets devant le tribunal, des manifestations géantes avec les formations politiques non-juives partageant ses inquiétudes. Elle doit envoyer des délégations composées de ses personnalités les plus éminentes auprès de l’assemblée nationale, du Sénat, des ministères et du Palais de l’Elysée pour exiger la réhabilitation de la peine capitale de façon exceptionnelle et provisoire. La dignité juive de France, la dignité de la République française et son avenir en dépendent.

Dans ce domaine comme pour d’autres, les Juifs doivent être les précurseurs. Ils doivent être ceux qui voient à long terme et contribuent à la viabilité du pays qui les accueille. Ils doivent le faire avec force et intelligence, sans crainte d’impopularité ou de représailles, comme ils l’ont fait pour faire abolir la peine de mort lorsque ce châtiment était largement répandu et accepté.

En ce qui me concerne, j’ai l’intention de manifester même tout seul devant le Consulat général de France à Jérusalem pour exiger la peine de mort pour les assassins d’Ilan et je remettrai une lettre au consul général à transmettre à l’Elysée. Ceux qui veulent me joindre seront les bienvenus.

En dernier lieu, dans sa mort, Ilan Halimi le jeune Juif au visage radieux, a montré la direction à ses frères et sœurs juifs de France. Il se destinait à venir vivre en Israel, l’ultime étape du grand voyage des Juifs depuis le début de l’Exil il y a 2000 ans.

Aujourd’hui, Ilan repose au cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem. Lui rendre justice et venir vivre ici est le minimum qui doit être accompli.

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13 Messages de forum

  • faut pas oublier semi kebab !

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  • Quel châtiment pour les assassins d’Ilan Halimi ?

    30 avril 2009 14:43, par Gilles-Michel DEHARBE

    La législation biblique détaille ainsi la loi du Talion :

    * Genèse 9,6. Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image

    * Exode 21, 23-24. Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,

    * Lévitique 24, 18-19. Celui qui frappera un animal mortellement le remplacera : vie pour vie. Si quelqu’un blesse son prochain, il lui sera fait comme il a fait

    * Nombres 35, 19. Le vengeur du sang fera mourir le meurtrier ; quand il le rencontrera, il le tuera

    * Deutéronome 19-21. Tu ne jetteras aucun regard de pitié : oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied.

    Juridiquement parlant, aujourd’hui le principe nous paraît barbare et bien éloigné de l’idée de justice, puisqu’il s’agit avant tout de vengeance, dans la stricte réciprocité soit, mais de vengeance bien réelle.

    Nous vivons dans une société qui défend un certain nombre de principes : les sociétés démocratiques considèrent en effet qu’il est impossible de se faire justice soi-même, qu’une personne impliquée dans un problème peut difficilement être objective vis-à-vis de la situation qu’elle vit. On dit ainsi que nul ne peut-être à la fois "juge et parti".

    Les sociétés démocratiques veulent aussi relever un défi et dépasser le rôle de punition et d’autoprotection d’un jugement (que la sanction soit l’amende, la détention, voire la peine de mort dans certains Etats). Comment punir les condamnés et comment les réintégrer à la société ? Les peines alternatives, les programmes de réinsertion sont des réponses partielles, pas toujours des solutions.

    La loi du talion n’a jamais été ni inventée, ni adoptée par le droit hébraïque. Au contraire, le droit hébraïque a toujours récusé la vengeance et encouragé la réconciliation après un dommage civil : "Ne te venge pas et ne garde pas rancune. […] Aime ton prochain comme toi-même" (Lévitique XIX, 18).

    Cette image mensongère du Juif nourri d’un esprit de vengeance a plus tard été propagée par une œuvre littéraire célèbre, Le Marchand de Venise, de William Shakespeare. Dans cette pièce de théâtre, Shylock, l’usurier juif, incarne le mythe du créancier sanguinaire et légaliste, qui brandit la loi du talion en l’interprétant à la lettre.

    Un des malentendus chrétiens les plus tenaces au sujet du judaïsme est celui qui porte sur le sens de la loi du talion : « Œil pour œil, dent pour dent ». Peut-être parce que l’interprétation courante permet au chrétien d’entretenir un sentiment de supériorité par rapport au juif, qui pratiquerait la vengeance alors que le chrétien aurait le monopole du pardon. Il n’y a pas si longtemps, des journalistes parlaient systématiquement de « loi du talion » après chaque opération militaire israélienne consécutive à un attentat.

    Israël est abolitionniste pour les crimes ordinaires depuis 1954. Depuis la proclamation de l’État d’Israël en 1948, la peine de mort a été appliquée une seule fois, en 1962, lorsque Adolph Eichmann fut exécuté sur la base de la loi de 1950 sur la peine pour les nazis et pour les collaborateurs de nazis. Les 5 autres délits capitaux comprennent une sentence discrétionnaire et sont le génocide, l’homicide de personnes persécutées commis pendant le régime nazi, les actes de trahison sur la base de la loi militaire et de la loi pénale commis en temps d’hostilité, l’emploi et le port illégal d’armes.

    L’extradition vers Israël n’a vu de condamnation à mort que dans des cas exceptionnels, comme pour Ivan Demjanjuk, un citadin ukrainien extradé par les États-Unis et condamné à mort en 1988 par un tribunal spécial à Jérusalem, parce que reconnu par quelques survivants comme étant « Ivan le Terrible », un garde nazi du camp de concentration de Treblinka en Pologne. La décision fut annulée en 1993 par la Cour suprême après qu’il eut été prouvé qu’il y avait eu confusion sur la personne.

    Israël a ratifié le Pacte international sur les droits civils et politiques ; la Convention sur les Droits de l’Enfant ; la Convention contre la Torture et les traitements et punitions cruels, inhumains ou dégradants ; et signé le Statut de la Cour Pénale Internationale (qui interdit le recours à la peine de mort).

    La question que tu poses, Meïr, est finalement celle-ci : ne pas remplacer la peine de mort par des condamnations, même à perpétuité incompressible. Dans un cas comme l’autre, toute peine, quelle qu’elle soit, aura un terme ...

    Ne vaut-il pas mieux repousser ce terme le plus longtemps possible ?

    Bien évidemment, ce qui me questionne dans ton propos, c’est l’utilisation du terme de crime nazi : interprété comme tel, tu as des arguments en ta faveur.

    Cordialemnt.

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    • Gilles

      Fais nous plaisir et cesse ta masturbation intellectuelle de pacotille. Ce n’est ni le lieu, ni l’endroit de faire un exposé halakhique d’autant plus lorsque tu mélanges toutes les catégories de droit commun et de mort d’une Juif parce que Juif, ce qui n’est absolument pas la même chose. Toutes les sources que tu cites n’ont d’autre but que de te mousser. Repose-toi et commence à réagir comme un Juif lorsque l’une d’entre nous a été tué comme l’a été Ilan. Sinon, tais-toi !

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    • Quel châtiment pour les assassins d’Ilan Halimi ? 1er mai 2009 03:29, par buffalo soldier

      l’avocat des partis civils a demandé d’arrêter le procès, car la juge ne serait pas compétente.

      La juge a en effet refusé l’inscription par le greffier des menaces proférées par cet animal à l’encontre du jury... Aurait elle eu des instructions d en haut (bizarre avec toutes les vidéos antisémites sur sarko qui trainent sur dailymotion quand vous cherchez les mots clés naulleau ou zemmour par exemple....) pour ne pas rendre un jugement juste afin de ne pas embraser les banlieues ?

      On dirait bien...

      tuez du juif ça vous coutera 10 ans et vous pourrez recommencer, (f)rance est à(vec) vous....

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      • Vous réclamez le rétablissement de la peine de mort quand un juif est torturé puis assassiné.

        Mais vous soutenez que le sieur Badinter a fait une bonne oeuvre en contribuant à l’abolition de la peine capitale.

        Lorsque Jeanne-marie Kigelin, 10 ans, a été enlevée, violée de manière aggravée avant qu’on ne lui coupe le clitoris et tout l’apareil génitale alors qu’elle était encore vivante et consciente pour finir éviscerée dans un ruisseau, vous vous réjouissiez certainement que notre beau pays ait abolit l’odieux chatiment.

        Car Jeanne-Marie Kigelin n’éatit qu’une chrétienne il est vrai, et son supplice eut lieu en juin 2004, quand Ilan Halimi était encore bien vivant.

        Curieuse conception de la justice que celle qui consiste à réclamer un privilège pour des crimes commis exclusivement à l’encontre de sa communauté...

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  • je ne suis pas juif et etant donne que la peine de mort ai etais abolie cette sorte d espece islamonaze dois subir pour le restant de leurs jours tous se qui on affaire de pres ou de loin a cette histoire subir les pires humiliation et privation qui puisse existe quitte a investir pour que justice se face

    Voir en ligne : respect de son procchain

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  • Petite correction. Si Crémieux s’est en effet prononcé contre l’esclavagisme, c’est à Victor Schoelcher que l’on doit l’abolition de l’esclavage par la France.

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    • je voudrais simplement dire que je suis ecoeuré degouter par ce qui est arriver a Ilan un etre humain innocent qui etait a la fleur de l age ses assassains doivent etre torturer comme leur victime c est immonde ce qu ils ont fait une peine de prison a vie c est ce qu ils meritent ,je suis en colere car des betes on oter la vie a ce pauvre Ilan . je dirais a la famille halimi que je pense regulierement a eux meme si je les connait pas que dieu apaise votre douleur et vous donne la force pour attenuer votre souffrance et que dans ce bas monde il y a une justice qui pour cet foi je l espere comdamnera ces betes comme il se doit

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  • Sincèrement vous faites fausse route. Pour votre grande surprise je suis musulman et j’ai envie de vomir quand on prononce "Fofana". Quel châtiment tu demandes ? Chez nous le Coran est plutôt clair, oeil pour oeil. Enfermez cet enfoiré dans une cave et faite le souffrir comme Ilan a souffert.

    La peine de mort ? Ce serait un cadeau pour ce fils de p***. J’ai toujours trouvé que la peine de mort c’était une fausse peine. La prison c’est encore mieux. Croupir le restant de sa vie dans une cellule. La mort serait une libération.

    Sinon que la paix soit sur vous. Je suis vraiment affecté par ce qui s’est passé.

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  • ce site est censuré

    31 mai 03:00
    inutile d’ecrire ici vive le hamas

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